Le Cap

Ma délicieuse Cape Town… Cette ville où se mêle Europe et Afrique : tout un programme ! On la soupçonne d’être l’une des plus belles du monde. Une chose est sûre, après 4 mois passés là-bas je suis plus que conquise par la Mother City. On ne s’ennuie pas à Cape Town, ce bout du monde où ville et nature se marient à la perfection.

Premier pas dans le pays depuis l’aéroport, premier choc culturel : des townships de part et d’autre de l’autoroute menant à la ville.C’est une chose de savoir que cela existe, c’en est une autre le voir de ses propres yeux. 20 ans après la fin de l’Apartheid, c’est encore aujourd’hui un aspect de l’Afrique du Sud qu’il ne faut pas mettre de côté, ne serait-ce que pour l’énergie et la culture qui en émane.

En se rapprochant de la ville, on voit se dessiner petit à petit la fabuleuse Table Mountain, surplombant la baie du haut de ses 1085m, et qui vous toisera tout au long de votre séjour au Cap. Je peux vous dire que même après plusieurs mois je n’arrivais pas à en détacher mon regard à chaque fois que je passais devant. Unique en son genre, elle offre parfois des spectacles incroyables, grâce au Table Cloth que vous aurez souvent l’occasion de voir, une « nappe » de nuages qui restent agrippés à sa surface et qui finit par couler doucement le long de sa pente pour le moins raide. A sa droite se trouve Devil’s Peak, à sa gauche Lion’s Head et la douce Signal Hill.

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Le centre ville du Cap (City Bowl) n’est certes pas le joyau de la ville. Les immeubles de bureau sortent tout droit des années 60, et par endroits ce n’est pas vraiment ce qu’il y a de plus propre… Bref niveau architectural on repassera. Il faut quand même noter la typicité de la vivante Long Street, épicentre de la vie nocturne de la ville, avec ses quelques maisons de style colonial qui ont su résister aux années. Non loin de là se trouve le Greenmarket Square : une petite place sur laquelle s’installe chaque jour un marché d’artisanat africain où il est d’usage de négocier sévère.

Tant qu’à parler du centre ville, autant vous prévenir tout de suite : la mendicité est à chaque coin de rue, à chaque feu rouge, et ce n’est pas une manière de parler. On ne s’y habitue franchement pas. Vous lirez dans les guides de voyage qu’il ne faut pas donner d’argent à ces personnes sous peine de cautionner ce genre de comportement. Je ne suis pas d’accord, mais après tout cela ne regarde que moi. Il m’a suffit de voir le visage d’un enfant à qui l’on a donné un hamburger à un feu rouge pour vous dire que cela en vaut la peine.

Retour à la visite avec cette escale incontournable qu’est le quartier malais de Bo Kaap et ses maisons de toutes les couleurs. C’est le quartier  des musulmans du Cap, dont les ancêtres ont été « amenés » pendant la période de l’esclavage. A la fois touristique et authentique, ce petit quartier a un charme fou ! Il s’étend de part et d’autre de Wale Street et n’est pas très grand, on a vite fait le tour. N’oubliez pas de vous rendre à l’épicerie sur Wale Street pour faire le plein d’épices pour le braai, le barbecue version Afrique du Sud. Et si vous avez plus de temps, il est également possible de prendre des cours de cuisine cap-malaise directement chez une habitante. Expérience vivement recommandée !

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De l’autre côté de Strand street se dresse le charmant quartier de De Waterkant. Un village dans la ville, adorable et hors du stress. Un petit tour s’impose avant de redescendre vers la mer.

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Longeant la côte, les quartiers de Green Point (son phare coloré et son stade construit à l’occasion de la Coupe du Monde), Sea Point et Bantry Bay s’enchaînent tranquillement, très résidentiels et habités pour la très grande majorité par les sud africains blancs. Une autre preuve de l’inégalité qui règne dans ce pays. Ici pas de plages (à la limite des piscines d’eau de mer à Sea Point) mais d’agréables promenades longeant la côte desquelles on peut, si l’on est chanceux, apercevoir une baleine partant donner naissance à son bébé du côté d’Hermanus (il m’est arrivé plusieurs fois d’en voir depuis la promenade ou les hauteurs). Juste après Bantry Bay (RAS, on traverse sans s’arrêter) on trouve le petit quartier de Clifton. Si les villas peuvent valoir le détour c’est néanmoins vers les superbes plages que l’attention se porte. Quatre petites plages reliées les unes aux autres, huppées mais intimistes car en contrebas de la route, relativement à l’abri des regards et de l’agitation, et vides lorsque la foule travaille (le week-end en été ça devient vite un enfer). Du sable fin, une eau claire (et glacée), des rochers de granit ça et là qui nous rappellent les Seychelles (enfin… les cartes postales des Seychelles), et une Table Mountain une fois de plus pour nous surplomber. Mes plages préférées au Cap. Plus loin en continuant s’étire Camps Bay, surmonté des douze apôtres locaux. Ce quartier privilégié dispose d’une très jolie plage, plus grande que celles de Clifton où se mêlent baigneurs et surfeurs. Les palmiers et la plage bordent la promenade d’un côté, et les restaurants de l’autre. Un quartier animé et très attractif l’été !

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De l’autre côté de la ville on trouvera les quartiers d’Observatory, résidentiel et métissé, et de Woodstock, en plein renouveau avec l’implantation de jeunes créateurs. A chaque coin de rue s’aperçoit une fresque peinte à même le mur, le street art est à son apogée ici. C’est également dans ce quartier que chaque samedi se met en marche le Neighborgood Market. Indéniablement : the place to be. Il prend place dans le Old Biscuit Mill, ancienne fabrique réaménagée en lieu un peu bobo, offrant boutiques de design, de mode, et restaurants à tomber par terre. J’aime la nourriture, je l’aime bonne et je l’aime encore davantage bonne et pas chère. Eh bien ce marché est à peu près un temple pour moi. On y trouve plein de petits stands tous plus alléchants les uns que les autres. On ne sait plus où donner de la tête : tout est beau, tout sent bon. Un burger s’affiche comme le meilleur de la ville et après dégustation…il l’est probablement. Le thé glacé au roiboos – le thé local – est une tuerie, et pour ceux qui auraient une légère nostalgie de notre pays on y trouve même du saucisson (en tant que français il faudra toutefois faire preuve d’indulgence). On y trouvera également un espace vêtements et bijoux qui mérite un petit détour. Bref un passage obligé au Cap !

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A faire et à voir – La To Do List :

  • Monter au sommet de Table Mountain: incontournable, rien de moins. 2 moyens : le cableway ou la marche (épuisante mais revigorante) d’au moins 1h30 via Platteklip Gorge, entre autres. Et c’est raide ! On est épuisé mais content de l’avoir fait et la vue au sommet est à couper le souffle par jour de beau temps.
  • Faire les magasins à l’agréable Victoria&Albert Waterfront, le centre commercial de la ville situé directement à côté du port de plaisance. Ouvrez l’œil : on voit souvent des otaries nager tranquillement dans le port.
  • Grimper Lion’s Head un soir de pleine lune. Il y a un peu de monde certes, mais la vue sur la ville illuminée n’a vraiment pas de prix, et après le petit effort physique que demande l’ascension elle se savoure 2 fois plus !
  • Le jardin botanique de Kirstenbosch, reposant et très propice au pique nique. Essayer d’y aller le matin pour ne pas se retrouver à l’ombre de Devil’s Peak.
  • Le carnaval du Cap si on y est en janvier. L’un des plus grands du monde, malheureusement assez méconnu.
  • Llandudno : un quartier du Cap plus loin après Camps Bay, l’une des aires les plus chères du pays. Quelques maisons s’étendent en contrebas de la route jusqu’à une jolie plage quasiment privée pour les habitants.
  • Si on a le temps et que l’on comprend correctement l’anglais, ne pas hésiter à faire un tour dans les musées de la ville : District 6 en premier, qui retrace un pan de l’histoire de l’Apartheid au Cap. Petit mais riche. Le Castle of Good Hope est sympa également, le plus vieux édifice de la ville. Ne pas en faire une priorité non plus.
  • Les jardins de Company Gardens pour flâner au soleil et nourrir les écureuils peu farouches qui gambadent en tous sens, le tout en admirant encore et toujours la jolie Montagne de la Table.
  • Aller voir le coucher de soleil du haut de Signal Hill (accessible en voiture), accompagné des pintades locales et des aventuriers qui se lancent en parapente depuis le sommet. Un petit apéro/pique-nique est tout indiqué.
  • Visiter Robben Island, l’Île-prison où fût enfermé le célèbre Prix Nobel de la Paix Nelson Mandela durant l’Apartheid. La visite est de qualité variable selon le guide (un ancien détenu la plupart du temps) mais mérite toutefois la demie-journée. Le trajet en bateau permet de plus d’avoir une vue superbe sur le Cap et la Table Mountain depuis la mer.

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Où manger ?

  • Plein de restos sympathiques un peu partout, à un prix compétitif par rapport à la France. Attention, si on peut faire de bonnes trouvailles au Cap, on peut aussi tomber sur ce qui se rapproche d’une cuisine américaine qui ne fait franchement pas saliver.
  • Sur le Waterfront on se dirige vers le food market pour manger à 3€ (30 rands environ) : à peu près toutes les cuisines du monde y sont représentées grâce à une multitude de petits stands.
  • Dans une rue perpendiculaire à Long Street le restaurant Addis in Cape de cuisine éthiopienne vaut le détour. Ici on vous lave les mains à la carafe en début de repas, on choisit ses portions qui sont par la suite toutes mises en commun dans un grand plat. On mange avec les mains à l’aide d’une sorte de crêpe spongieuse et même si dit comme ça ça parait bizarre, eh ben c’est délicieux.
  • Dans le quartier d’Observatory, le Cafe Ganesh offre une cuisine sud africaine simple et ma foi très bonne. Goûtez vite le bobotie avant qu’il n’y en ai plus ! Prix très abordables et ambiance récup’ décontractée.
  • Ne pas louper les excellents Pot Lock Club et Test Kitchen qui se trouvent au Old Biscuit Mill. Cuisine version tapas gastronomiques pour le 1er, et « juste » gastronomique pour le second. En un mot : excellents. Plus chics mais plutôt abordables pour des européens (un menu 5 plats + 5 vins aux alentours de 60€/personne pour le Test Kitchen). Penser à réserver à l’avance, bien à l’avance.
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Un commentaire Ajoutez le vôtre

  1. Elodie dit :

    ça fait rêver! ça confirme mon idée que c’est la prochaine destination sur ma liste! 😉

    J'aime

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