La Namibie à perte de vue

A ceux qui rêvent d’un jour pouvoir prendre quelques jours sur Mars, la Namibie est une bonne entrée en matière. Ce grand pays quasiment inhabité (2,6 habitants au km², 2e pays le moins peuplé au monde) laisse tout simplement bouche bée. Les paysages se succèdent, désert après désert, sans jamais tout à fait se ressembler.

Retour sur un road trip de 10 jours du sud jusqu’au nord est du pays.

Etape 1 : Le Fish River Canyon

Ce pays est un tel désert qu’on constate par endroit que les noms que l’on prend pour des villes sur la carte se révèlent n’être que des sortes de lieux-dits constitués par des campings/hotêls. C’est le cas de Aï-Aïs, situé tout près du Fish River Canyon. On trouve également au sein du complexe des sources chaudes, une station service, une mini supérette et des babouins. Au passage : la Namibie est un de ces pays où l’on se ravitaille en essence et en eau dès qu’on en a l’occasion.

Le Fish River Canyon est le deuxième plus grand canyon du monde. Très sec, très grand, et très impressionnant. On peut rester un moment à le contempler d’en haut et on resterait bien un peu plus s’il ne faisait pas si chaud. Les routes pour y accéder ne sont pas toutes goudronnées, mieux vaut ne pas rouler trop vite, d’autant que lorsque le soleil commence à décliner les oryx, kudus et autres galopants traversent à volonté sans crier gare malgré les grillages qui bordent la route, et il faut reconnaître qu’ils ont des réflexes pour le moins inattendus.

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Etape 2 : Luderitz

Jolie route toute droite et bien goudronnée pour aller jusque Luderitz, autour de laquelle on peut observer sans risque se former de petites tornades.

Luderitz est une ancienne cité minière où l’on ressent nettement la colonisation allemande de jadis à travers le noms des rues et l’architecture plutôt typique. Je n’ai pas tellement aimé cette ville qui parait morose et atone, on y croise bien des gens mais tout semble comme si le temps s’était un peu arrêté, ce n’est pas très vivant ni particulièrement beau à mon goût. L’un des principaux intérêts de la ville réside dans la ville abandonnée de Kolmanskop : dans les maisons les habitants ont laissé place à de petites dunes de sable. Il y a également dans le coin une colonie de manchots du Cap que l’on peut aller observer en excursion.

Etape 3 : Sesriem et Sossusvlei

Passage incontournable en Namibie : le désert de dunes rouges de Sosussvlei qui s’invite sur toutes les cartes postales. La route qui y mène est très belle : d’immenses étendues séparées par de petites montagnes. A chaque fois que l’on passe un petit sommet le paysage change mais reste toujours aussi impressionnant d’immensité. On traverse savane herbeuse et sol à la terre rouge qui rappelle un paysage martien…pour arriver à la minuscule « ville » de Sesriem. On s’oriente vers le Sesriem Rest Camp, à l’entrée du parc national de Sossusvlei. Il offre l’avantage de permettre d’aller dans le désert une heure plus tôt que les touristes qui séjournent à l’extérieur, et c’est obligatoire si l’on veut voir le lever de soleil sur les dunes.

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Le soir on croise des springboks qui se reposent entre les emplacements, pas particulièrement gênés par nos allers et venues. Le matin il faut se lever très tôt pour aller voir le lever de soleil du haut de la dune 45, d’autant qu’il y a …45km de route pour y arriver. Spectacle magnifique ! On voit naître le fameux rouge du désert au fur et mesure que le soleil apparaît.

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Alors très franchement grimper une dune de sable n’est pas une partie de plaisir, mais il faut reconnaître que ça vaut le coup. On enchaîne sous une chaleur de plus en plus étouffante avec l’ascension du Big Daddy, une dune encore plus haute que la précédante, qui surplombe le deadvlei. Le deadvlei est une zone que l’eau a abandonnée, laissant place à un sol blanc craquelé et des arbres pétrifiés, le tout au cœur des dunes. Grand classique du pays et probablement unique au monde !

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Etape 4 : Swakopmund

La route de Sesriem à Swakopmund est une fois de plus envoûtante. On se dit qu’il vaut mieux pas tomber en panne (ou crever une roue, ce qui, je le confirme, arrive plus vite qu’on ne le pense) mais que c’est beau ! On s’arrête dans un petit camping sympa où un chacal finira nos restes pendant la nuit à deux pas de notre tente.

On repart le lendemain et traverse notamment une région très vallonnée où les collines sont très serrées, que la route nous permet de surplomber.

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Petit passage par un hameau du doux nom de Solitaire : une station service, un camping, une boulangerie et une épicerie, et de vieilles voitures abandonnées, grosso modo. Assez typique et pratique pour faire une étape.

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Arrivée à Swakopmund, cette ville où le sable se faufile partout et recouvre le bitume des rues. C’est une ville plutôt agréable avec une grande plage d’où observer un joli coucher de soleil. On en fait vite le tour mais elle offre plusieurs possibilités d’activités. Par exemple un petit coup de sandsurf sur les dunes du désert à quelques kilomètres de là, ou bien une excursion à Walvis Bay pour faire du kayak au milieu d’une colonie d’otaries plus curieuses les unes que les autres. Pour aller jusqu’au point de départ de l’excursion kayak on traverse les marais salants de Walvis Bay qui ont la particularité d’être roses et peuplés de flamants, roses eux aussi.

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On repart vers le nord direction la Skeleton Coast qui abrite plusieurs épaves de bateaux. Pas de chance elle n’est en fait accessible que sur un tout petit bout. Pas de quoi casser trois pattes à un canard. Sur la route il y a la possibilité d’aller observer une colonie d’otaries à Cape Cross mais l’excursion kayak nous avait déjà bien rassasiés.

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Etape 5 : le Brandberg

Ce massif montagneux sort tout droit du sol, tout seul au milieu de nulle part. Il abrite le point culminant de Namibie, le Königstein. Cette région abrite selon la période de l’année quelques éléphants du désert, une espèce rare. On choisit un camping où encore une fois nous sommes en pleine nature (Brandberg White Lady Lodge Hotel). Un peu partout sur les emplacements on voit de grosses traces de pas toutes rondes : les éléphants sont passés par là ! On nous indique même qu’ils étaient là la veille. On croise les doigts très fort mais nous n’en verrons pas de la soirée. Par contre nous avons eu droit à un fabuleux coucher de soleil sur le massif admiré depuis un promontoire rocheux.

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Le lendemain on range duvets et matelas quand un guide vient nous voir et nous demande si nous les avons vus. Mais qui donc ? Les éléphants ! Ils étaient à quelques centaines de mètres et nous avions failli les louper ! Il ne faut pas s’attendre à voir des éléphants différents, ce sont les mêmes qu’ailleurs en Afrique, mais ceux-là sont rares et c’est vraiment émouvant de pouvoir les voir de si près, debout à quelques mètres d’eux.

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Etape 6 : Etosha

Etosha fait rêver les fous de safaris. On promet animaux à gogo et puisque c’est déjà la saison sèche c’est l’idéal pour les observer. Caractéristique du parc : un grand « pan » d’eau asséché en cette période de l’année qui ressemble du coup à une grande plaine craquelée. En fait on a réellement eu l’impression que l’ensemble du parc manquait cruellement d’eau, tous les points d’eau étant à sec excepté les artificiels. Le camping d’Halali dispose de l’un deux d’où l’on peut aller discrètement observer les animaux. La journée on y verra surtout des antilopes, le soir des lions, hyènes et rhinos et le matin des éléphants. On ne se lasse pas de ce ballet !

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Etape 7 : Vers l’Est et la bande de Caprivi

On grimpe au Nord puis l’Est pour se diriger vers le Botswana qui constituera la suite du voyage. Pour cela on fait étape à Rundu, une ville sans grand intérêt excepté qu’elle se trouve à la frontière avec l’Angola. On peut voir le pays de l’autre côté de l’Okavango qui passe déjà ici.

Il existe une sorte de frontière interne en Namibie qui sépare la partie « occidentalisée » et la partie « africaine ». Dès que l’on passe le point de contrôle de la maladie main-pied-bouche on se retrouve dans un pays où les cases bordent la route. Le changement est assez impressionnant !

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La plus grosse météorite du monde se trouve dans le coin, du coup on se dit que ça vaut le coup de faire un petit crochet. Bon… je m’attendais à un truc gros comme un camion mais c’est plutôt de la taille d’une cube d’1m50 ou 2 de côté. Rien qui ne mérite vraiment l’arrêt.

Avant de traverser la bande de Caprivi on s’arrête au Ngepi camp à Bagani et là : on adore ou on déteste. Eh bien j’ai adoré : le camping sur la rive d’un Okavango bourré d’hippos, leurs chants tout proches la nuit (ou comment avoir une crise de stress nocturne incontrôlable), les toilettes en hauteur avec vue sur la campagne environnante, les grenouilles dans des douches en plein air agrémentées de végétation, le style baba cool du camp et son ambiance. On fait une petite excursion qui a pour but de nous présenter le village traditionnel situé non loin. Pour le coup, on se sent vraiment en Afrique !

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La suite, ça se passe au Botswana !

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