La douceur de Bali

Seule île hindouiste dans un archipel musulman, Bali ne ressemble probablement à aucune autre. Au prix d’une quinzaine d’heures de vol, c’est le bonheur assuré. Vous n’y trouverez pas les plus belles plages du monde, ni les temples les plus imposants, mais tout ce que vous y verrez risquera fortement de vous enchanter. L’île a su rester authentique (on écarte Kuta de ce constat) à travers ses croyances, ses paysages et surtout ses gens. Probablement les plus gentils et accueillants qu’il m’ait été l’occasion de rencontrer jusqu’à maintenant, et rien que ça c’est très reposant.

L’atmosphère qui se dégage de l’île respire douceur de vivre, simplicité et richesse tout à la fois.

Les gens n’hésiteront jamais à vous aider, même si c’est pour aller trouver un de leurs concurrents. Ils s’arrêtent spontanément sur le bord de la route pour vous indiquer le chemin sans même que vous ayez eu besoin de demander quoique ce soit. On sent une bienveillance sincère, les gens sont tout simplement adorables. Bien sûr, essor du tourisme oblige, il y en aura inévitablement pour essayer de vous refourguer des souvenirs hors de prix, ou bien l’on vous racontera que l’accès à tel ou tel temple est interdit sans guide… Mais ces rares cas n’entachent en rien l’image que l’on a de ces habitants dévoués.

Et chose à ne pas négliger : Bali est l’une des rares destinations asiatiques qui se visite pendant notre été européen.

Le sud de Bali

Au sud de Denpasar et toute proche de l’aéroport, la grouillante Kuta est un haut lieu de la fiesta balinaise. La ville se déploie le long d’une immense plage depuis laquelle on admire chaque soir le coucher du soleil, un vrai rituel. Les courants un peu forts accueillent surtout les surfers pendant que sur la plage les masseuses cherchent à fidéliser les clients.

Une fois la nuit tombée, la longue Legian Road s’anime de tous ses bars, ses clubs et ses boutiques. Les scooters virevoltent dans tous les sens sans arrêt, même dans la plus petite des ruelles. Bon, la ville n’a rien de transcendant mais reste sympa pour sortir quelques jours.

DSC_0890-1

 

Ne pas louper le restaurant Poppies pour dîner local dans un écrin de verdure et de fontaines. Son petit frère le Kopi Pot prend parfaitement la relève le midi.

Depuis Kuta on peut assez rapidement se rendre aux temples de Tanah Lot et d’Uluwatu. Nous n’aurons visité que le second, perché en haut d’une falaise au dessus des vagues. On y voit plein de singes particulièrement friands de lunettes faire des plongeons dans des bassins parce qu’au fond, ils sont comme nous : ils ont chaud.

DSC_0946-4

DSC_0992-6

DSC_0937-3

DSC_0980-5

Pour prendre le speed boat vers les îles Gili on se rend ensuite à Padang Bai. Cette petite ville nichée au creux d’une baie arbore une jolie plage bourrée de bateaux. Pour se baigner on se dirige plutôt vers le Blue Lagoon à l’est de la plage principale. Pas grand chose à y faire,  c’est très tranquille, mais point d’étape sympa.

DSC_0025-11

DSC_0030-12

DSC_0008-8

DSC_0020-10

L’Est de Bali

De retour des Gili, on accoste à Amed sur sa longue plage de sable noir, et puis sans attendre direction Sidemen. Sur la route petite halte à Tirtagangga, le temple de l’eau de l’île. Vraiment un bel endroit.

Rizières tirtagganga

Tirtagganga

On arrive à Sidemen, une toute petite ville qui cache de magnifiques rizières au creux d’une vallée surplombée par l’imposant et majestueux Gunung Agung, le plus haut volcan de l’île. On séjourne à la Villa Lilat Sawah qui nous offre un panorama de folie sur la vallée. Une étape paisible et idéale pour faire un petit tour en scooter sur des routes bordées par les clous de girofle qui sont un peu partout en train de sécher sous un soleil de plomb.

Sidemen

Prochaine étape : Pura Besakih, le temple mère et l’un des plus vénérés de l’île. Bâti sur le flanc du Gunung Agung il rassemble des dizaines de meru, ces tours qui empilent les toits de chaume droit vers le ciel (toujours en nombre impair). C’est un joli temple, probablement l’un des plus intéressants d’un point de vue touristique mais il faut reconnaître que la visite est entachée par tous les petits « extras » qu’on essaie de vous refourguer : le guide est soi-disant « obligatoire car il y a une cérémonie particulière aujourd’hui » « la visite ne coûtera que 3€ » pour finalement vous en voir réclamer 10, le parking, le sarong… Bon il est toujours possible de refuser même si les vendeurs se font plutôt insistants.

Besakih

 

On file ensuite vers Ubud, point central qui permet notamment de rayonner vers le nord de l’île.

Ubud et le nord

Ubud est le centre culturel de l’île : galeries, artisanat, danse… la ville offre tout un tas de possibilités en termes d’activités, de l’incontournable massage à un prix ultra compétitif aux cours de cuisine ou de yoga, en passant par les promenades dans les rizières… On arrive mal à délimiter les contours de cette « grosse » agglomération qui vibre au rythme des milliers de scooters qui la traversent. Mais le centre regorge de petits coins sympas, de charmants petits restaurants et de frangipaniers en fleurs.

Ubud Bali

pont ubud bali

temple ubud bali

temple ubud bali

Ubud Bali

Lieu incontournable de la ville : la Monkey Forest. Une belle forêt tropicale bourrée de singes aussi mignons qu’inquiétants.

Monkey forest Ubud Bali

Monkey forest Ubud Bali

Monkey forest Ubud Bali

Monkey forest Ubud Bali

Il ne faut pas manquer d’aller un soir assister à une représentation de legong, cette danse traditionnelle d’une délicatesse hypnotique où même les regards sont coordonnés.

Autour d’Ubud : des rizières. Sur la route du nord on peut traverser Tegallalang et passer à côté de rizières ô combien touristiques mais ô combien jolies !

tegallalang bali

tegallalang bali

Non loin d’Ubud on va visiter Tirta Empul, un temple assorti de bassins sacrés où les balinais viennent s’asperger d’eau tout en priant. Ils font la queue pour venir boire et prier devant la première arrivée d’eau puis vont faire la même chose devant la suivante, et ainsi de suite jusqu’à avoir fait toute la longueur. Un lieu rempli de dévotion et de spiritualité.

tirta empul bali

tirta empol bali


tirta empul bali

Juste à côté, à quelques kilomètres, on peut visiter le beau temple de Gunung Kawi. Ses candi (qui ressemblent à des tombeaux mais qui n’en sont pas) sont creusés dans la roche en contrebas d’une vallée parée de rizières en terrasses et ponctuée de forêt de palmiers. Ça mérite bien sa visite, l’endroit est assez atypique et en même temps très apaisant. On a un peu l’impression d’être dans un temple perdu au milieu de la jungle – une version très très soft d’Indiana Jones.

gunung kawi bali

gunung kawi bali

gunung kawi bali

Le nord de Bali

On prend une journée pour se rendre au Mont Batur, volcan toujours actif de l’île. L’ancien volcan s’est écroulé sur lui-même il y a fort longtemps, laissant place à un immense cratère comprenant un grand lac et une nouvelle caldeira toujours active. L’ambiance ici est complètement différente de celle du sud de l’île. Les gens sont moins avenants, plus réservés. On se sent presque observés. Ça ne nous empêchera pas de visiter le Pura Ulun Danu Batur mais on aura laissé tomber le temple qui se trouve au fond du cratère après l’avoir cherché un bon moment.

batur

pura batur

pura ulun danu batur

pura ulun danu batur

batur

Ensuite direction le Pura Ulun Danu Bratan, probablement le temple le plus photographié de l’île de par sa particularité : il se trouve au bord du lac Bratan mais ses meru sont en fait sur le lac.

Déception : le niveau du lac n’est plus aussi haut que sur les photos, on peut carrément marcher autour des meru. Du coup le temple manque un peu d’originalité mais l’endroit reste quand même bien joli avec son parc aménagé.

pura ulun sanu beratan

Ensuite on se rend dans les rizières de Jatiluwih classées au Patrimoine Mondial de l’UNESCO. Effectivement, des rizières en terrasse à perte de vue qui manquent un petit peu de couleur à cette période par endroits. Chose surprenante : on découvre qu’ici aussi on se diversifis et dans certaines rizières ce n’est pas du riz mais des choux qui sont cultivés. Why not.

jatiluwih

jatiluwih

jatiluwih

jatiluwih

Et voilà, ce sera tout ce qu’on aura eu le temps de voir de Bali, mais en moins de deux semaines mine de rien on aura pas trop chômé ! On repart ressourcés, mais un peu déçus d’avoir loupé certaines étapes de la wish list. Ça nous fera une bonne occasion de revenir !

Publicités

Un commentaire Ajoutez le vôtre

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s